Etude et enseignement des approches complémentaires dans une Haute Ecole de Santé

Mar 30, 2019

08:30

Saint-Charles

2h

Etude et enseignement des approches complémentaires dans une Haute Ecole de Santé (secteur soins infirmiers)

Schaub Corinne 1

1. Unité de recherche et développement en santé, Haute Ecole Santé Vaud (HESAV), Haute Ecole Spécialisée de Suisse
Occidentale (HES-SO), Suisse

Cet atelier vise à présenter deux études en approches complémentaires réalisées dans une Haute Ecole de Santé (à HESAV) ainsi qu’un module d’enseignement à option proposé aux étudiants en soins infirmiers en dernière année de formation. Ces contenus démontrent l’intérêt des institutions de formation à participer de manière critique au développement des connaissances dans le domaine en plein essor des approches complémentaires. Une étude portant sur les effets du massage des mains auprès des patients atteints de démence et sur les soignants qui le réalisent sera présentée avec la mise en évidence des difficultés méthodologiques rencontrées. Néanmoins, les effets bénéfiques scientifiquement avérés de certaines approches non pharmacologiques sur la symptomatologie des patients ne suffisent pas à modifier les pratiques cliniques. La deuxième communication présente ainsi l’intérêt des théories du comportement pour mieux saisir les dimensions psychosociales en jeu dans les motivations des soignants à en faire usage ou non dans leur pratique clinique. Ces connaissances peuvent être exploitée dans la construction d’un cursus d’enseignement sur les approches complémentaires dans un programme de soins infirmiers. L’exemple d’un module à option sur les thérapies complémentaires donné à HESAV conclut cet atelier.

Effets du massage des mains sur le stress et l’agitation des personnes atteintes de démence ainsi que sur le stress et l’humeur des soignants qui le réalisent

Corinne Schaub 1, Armin von Gunten 2, Diane Morin 3, Pascal Wild 4, Patrick Gomez 5, Julius Popp 2;6

1 . Unité de recherche et développement en santé, Haute Ecole Santé Vaud, Haute Ecole Spécialisée de Suisse
Occidentale (HES-SO), Suisse
2. Service universitaire de psychiatrie de l’âge avancé (PCG), département de psychiatrie, Centre Hospitalier
Universitaire Vaudois (CHUV), Université de Lausanne, Suisse
3. Faculté des sciences infirmières, Université de Laval, Canada
4. Institut universitaire romand de Santé au Travail (IST), Universités de Lausanne et de Genève, Suisse et INRS, France
5. Institut universitaire romand de Santé au Travail (IST), Universités de Lausanne et de Genève, Suisse
6. Département de santé mentale et psychiatrie, Hôpitaux Universitaires de Genève et Service universitaire de psychiatrie de l’âge avancé (PCG), département de psychiatrie, Centre Hospitalier Universitaire Vaudois (CHUV), Université de Lausanne, Suisse

Introduction : Les approches non médicamenteuses participent au traitement de l’agitation des personnes âgées atteintes démence mais elles restent insuffisamment appliquées lors des soins Objectif : Présenter les résultats finaux d’une étude mixte exploratoire (QUAN-Qual) étudiant les effets du massage des mains aussi bien sur les patients recevant le massage que sur les soignants le réalisant Méthode : Les biomarqueurs de stress (cortisol – sC et alpha-amylase – sAA salivaires) et l’agitation ont été mesurés en pré et post massage dans une étude randomisée auprès de 40 patients atteints de démence et hospitalisés qui ont bénéficié durant trois semaines consécutives soit de massage des mains (20 patients), soit de soins usuels (20 patients). Les biomarqueurs du stress et l’humeur des soignants ont été comparés aux moments où ils réalisent des tâches administratives. Des focus groupes décrivent l’expérience des soignants. Résultats : Les diminutions du sC et du sAA sont significatives chez les patients recevant le massage, et leur agitation tend à s’abaisser. Chez les soignants qui massent, le sC diminue alors que le sAA tend à augmenter. Leur humeur s’améliore sur le plan de l’énergie et se rapproche du seuil significatif sur plan du calme. Ils expriment un grand intérêt pour cette intervention qui se révèle parfois complexe auprès de cette population vulnérable. Conclusions : il est suggéré d’introduire le massage des mains dans les soins de routine des patients déments âgés agités en formant les soignants aux manières de procéder et aux enjeux socio-affectifs inhérents à cette approche pour dépasser les éventuelles difficultés rencontrées

Identification des pratiques des médecines complémentaires en psychiatrie hospitalière et des déterminants psychosociaux en jeu dans l’intention des soignants à en faire usage dans leur pratique clinique

Corinne Schaub 1, Catherine Bigoni 2 (oratrice), Kétia Alxandre 3, Quentin Baumeler 4

1. Unité de recherche et développement en santé, Haute Ecole Santé Vaud, Haute Ecole Spécialisée de Suisse
Occidentale (HES-SO), Suisse
2. Unité de recherche et développement en santé, Haute Ecole Santé Vaud, Haute Ecole Spécialisée de Suisse
Occidentale (HES-SO), Suisse
3. Unité de recherche et développement en santé, Haute Ecole Santé Vaud, Haute Ecole Spécialisée de Suisse
Occidentale (HES-SO), Suisse
4. Unité de recherche et développement en santé, Haute Ecole Santé Vaud, Haute Ecole Spécialisée de Suisse
Occidentale (HES-SO), Suisse

Introduction : La situation des personnes atteintes de troubles psychiatriques et hospitalisées est complexe et nécessite une offre en soins combinant des approches pluridisciplinaires. Les approches complémentaires sont de plus en plus souvent utilisées en Suisse romande dans les soins à cette population. Dans un contexte où les hôpitaux intègrent davantage ces nouvelles pratiques, il est nécessaire de documenter les approches complémentaires utilisées, leur effets perçus par les professionnels de la santé et les raisons qui les mènent à en faire usage dans leur pratique clinique. Objectif : Présenter les résultats intermédiaires d’une étude à devis mixte (QUALI-QUANTI) visant à identifier les pratiques d’approches complémentaires de professionnels de la santé d’un secteur hospitalier psychiatrique universitaire de Suisse romande. Cette étude vise également à mieux comprendre les déterminants individuels qui mènent les soignants à intégrer ces approches dans leur pratique clinique. Nous souhaitons des échanges interactifs avec les participants en écho à leur propre pratique clinique en psychiatrie. Résultats : La partie qualitative de l’étude a permis de définir les items d’un questionnaire actuellement en cours de test. Les bénéfices de l’intégration des approches complémentaires dans la pratique clinique en psychiatrie apparaissent multiples et ne se limitent pas à l’atténuation des symptômes rencontrés
usuellement. Plusieurs dimensions psychosociales facilitent ou au contraire inhibent l’intégration des approches complémentaires dans l’offre en soins. Conclusions : Une approche méthodologique de type mixte permet de documenter l’intérêt d’intégrer les approches complémentaires en milieu psychiatrique et favorise la construction d’un questionnaire pertinent et spécifique à ce milieu de soin. Les théories prédictives du comportement sont des modèles particulièrement utiles pour décrire et comprendre les attitudes des soignants face à de nouvelles pratiques de soins.

L’enseignement des thérapies complémentaires dans un module à option à la Haute Ecole Santé Vaud (HESAV), formation bachelor en soins infirmiers

Urfer Myriam (oratrice) 1, Marie Christine Follonier (oratrice) 2 , Corinne Schaub 3

1. Unité de recherche et développement en santé, Haute Ecole Santé Vaud, Haute Ecole Spécialisée de Suisse
Occidentale (HES-SO), Suisse
2. Unité de recherche et développement en santé, Haute Ecole Santé Vaud, Haute Ecole Spécialisée de Suisse
Occidentale (HES-SO), Suisse
3. Unité de recherche et développement en santé, Haute Ecole Santé Vaud, Haute Ecole Spécialisée de Suisse
Occidentale (HES-SO), Suisse

Introduction : Selon l’OMS, les approches complémentaires représentent le mode de soins de santé utilisé le plus fréquemment à travers le monde. Elles sont utilisées par près d’un quart des Suisses. Il s’avère néanmoins que les patients manquent de connaissances critiques pour faire un choix éclairé d’approches compatibles avec leurs traitements usuels et leur état de santé. La qualité des connaissances des infirmières en approches complémentaires est déterminante de la qualité de l’information dispensée aux patients. Discussion : Depuis 2014, les étudiants ont l’option de suivre à la Haute Ecole Santé Vaud (HESAV) un module d’enseignement sur les thérapies complémentaires (10 crédits ECTS). Ce module vise à leur transmettre des connaissances critiques sur l’intérêt, l’usage et les limites de ces approches dans les soins en regard de situations de santé et/ou de maladie. Les enseignements sont réalisés à travers quatre axes d’apprentissage (sciences infirmières, sciences humaines, sciences cliniques et habilités cliniques) qui portent aussi bien sur les indications des thérapies complémentaires, leurs limites, leurs effets favorables ou délétères que sur leurs éventuelles interactions. Les questions de financement sont abordées ainsi que sont présentés les différents paradigmes de la santé et de la maladie en amont de ces approches. Les enjeux d’une collaboration dynamique entre client-e, praticien-ne-s en thérapie complémentaire et professionnel-le-s de la santé font également l’objet d’une réflexion approfondie. Le module offre par ailleurs une initiation à des pratiques de thérapie complémentaire telles que le massage, la réflexologie, l’hypnose ou l’aromathérapie. L’évaluation des connaissances est réalisé par l’analyse d’un portfolio d’apprentissage construit par chaque étudiant. Cet outil pédagogique est en effet reconnu comme garant du développement de compétences transversales génériques (soft skills) comme la réflexivité, la pensée critique et l’intégration de connaissances. Il permet également à l’étudiant de garder des marques tangibles de ses apprentissages.

  • Corinne SCHAUB

    Unité de recherche et développement en santé, Haute Ecole Santé Vaud (HESAV), Haute Ecole Spécialisée de Suisse Occidentale (HES-SO), Suisse

  • Catherine BIGONI

    Unité de recherche et développement en santé, Haute Ecole Santé Vaud, Haute Ecole Spécialisée de Suisse Occidentale (HES-SO), Suisse

  • Marie-Christine FOLLONIER

    Unité de recherche et développement en santé, Haute Ecole Santé Vaud, Haute Ecole Spécialisée de Suisse Occidentale (HES-SO), Suisse

  • Myriam URFER

    Unité de recherche et développement en santé, Haute Ecole Santé Vaud, Haute Ecole Spécialisée de Suisse Occidentale (HES-SO), Suisse

  • CONFERENCE EN FRANCAIS

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