Rôle des huiles essentielles sur le comportement

Mar 30, 2019

08:30

Saint-Charles

2h

Rôle des huiles essentielles sur le comportement

Qui n’a pas ressenti, en inhalant de nouvelles odeurs, des sensations de bien-être ou de désagrément ? Ou encore une impression de sérénité en parcourant un champ odorant de lavande ?
C’est Annette Green, qui présidente de la « Fragrance Foundation » aux côtés de l’industrie de la parfumerie a donné au début des années 80 une impulsion vigoureuse aux recherches consacrées à l’effet des odeurs sur les sentiments et les émotions en créant le « Sense of Smell Institute ». L’institut, 10 ans plus tard désignera cette nouvelle discipline scientifique sous le terme « Aromachology » ([Aroma]thérapy – Psy[chology]).
De très nombreux travaux depuis, y compris en milieu hospitalier, ont été menés sur l’activité cérébrale et le système neurovégétatif en présence de stimulations olfactives.
En effet, les axones des cellules sensorielles de la muqueuse olfactive au niveau du troisième cornet, se projettent vers le bulbe olfactif, atteignant entre autres le cortex, l’hypothalamus, le système limbique et la formation réticulée.
A la différence de l’Aromathérapie, l’Aromachologie n’a pas pour objet la recherche des effets thérapeutiques des odeurs, et a d’ailleurs contribué à l’explosion des parfums de synthèse mais la frontière entre les 2 disciplines est ténue.
L’Aromathérapie est de mieux en mieux reconnue pour ses propriétés anti-infectieuses mais aussi spasmolytiques voire sédatives avec des voies d’administration variées…
Cependant, on a découvert une action d’administration complémentaire, par voie inhalée, celle qui, dans certaines conditions, améliore le comportement.
L’intérêt de profiter à la fois des propriétés thérapeutiques mais aussi comportementales des huiles essentielles apparaît évident et de nombreuses études et expérimentations en particulier hospitalières, voient le jour.
En revanche, la prudence s’impose !
Une même huile essentielle ou essence peut provoquer chez deux individus des réactions différentes. D’autre part certaines huiles essentielles contiennent des principes actifs irritants pour les muqueuses comme des phénols, ou des aldéhydes aromatiques une bonne connaissance des chimiotypes est indispensable à la sécurité de patients traités !
On peut donc conclure que les nombreux travaux effectués en aromachologie vont ouvrir des horizons nouveaux en particulier en psychiatrie mais aussi en neurologie par exemple dans les amnésies post-traumatiques ou encore dans la préparation à l’anesthésie…

  • Danielle ROUX

    DU Montpellier, Paris, Besançon

  • CONFERENCE EN FRANCAIS

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