La médecine et ses thérapies évoluent depuis toujours. La recherche autour d'une maladie et des divers traitements proposés pour la combattre étant continue, les pratiques changent elles-aussi avec le temps grâce aux nouvelles possibilités technologiques notamment. Des études plus poussées, des cas confrontés en plus grand nombre permettent de recouper les informations et d'en déduire l'efficacité ou non d'une thérapie, d'un médicament sur le long terme. L'analyse des virus dans divers contextes sur des années offre encore les moyens d'ajuster la mise en place des vaccins. Enfin, les réflexions sur l'industrie pharmaceutique et sur l'écoute du corps amènent à repenser notre manière de se soigner. Comprendre les raisons d'un trouble physique ou mental d'une autre manière, sans privilégier l'absorption systématique de médicaments antibiotiques par exemple. Ainsi, progressivement, tout un tas de thérapies œuvrant dans le champ d'action dit de la médecine douce ont fait leur apparition dans notre vie quotidienne. Et si pour beaucoup, il ne s'agit encore que d'un concept peu utilisé, qu'en est-il des personnes âgées, confrontées à de plus grands problèmes de santé liés à l'âge ? Sans aborder ici la question des soins en EHPAD (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes), nous verrons ce qui peut-être proposé, sur la base d'un service à la demande, dans le cadre des résidences services seniors.
L'intervention de chiens-visiteurs à un effet bénéfique sur les personnes âgées seules

Contrairement aux EHPAD, la résidence services seniors ne dispose pas d'une équipe médicale complète

La thérapie alternative se manifeste donc sous différentes formes, à vocation purement médicale, psychologique, ou orientée sur l'épanouissement et le bien-être. Et si la plupart de ces méthodes de soins de santé existent depuis longtemps, la préoccupation générale actuelle sur la stratégie médicamenteuse, son économie et ses limites les remettent aujourd'hui au premier plan. Bien entendu, on ne trouvera pas toujours tous les types de thérapies et de praticiens partout en France, et selon les pathologies, il faudra probablement se tourner vers la personne adaptée, intervenant en cabinet ou se déplaçant en établissement comme dans les EHPAD notamment. C'est là que les résidences seniors auront un rôle à jouer. En effet, implantées pour la plupart en ville, ces nouvelles solutions de logement privées pour personnes âgées autonomes offriront bien souvent l'espace pour accueillir différents prestataires extérieurs. Il sera donc tout à fait envisageable qu'une intervention non-médicamenteuse puisse s'y faire. Par exemple, un atelier de prévention à l'échelle de toute la résidence pourra se mettre en place auprès du public senior, sur les risques de la malnutrition et du sucre. Beaucoup de personnes âgées souffrant de diabète ou de problèmes cardio-vasculaires, la venue d'un professionnel pour expliquer que mieux manger et bouger régulièrement peuvent en limiter les risques ne sera pas anodin.

Le plan d'action de la médecine douce se veut plus global et à l'écoute des patients

Une personne âgée restant seule à domicile ne sera pas toujours au fait des actualités dans le domaine des thérapies non-médicamenteuses. Le rôle de l'équipe d'une résidence services sera donc d'ouvrir les résidents à ces possibilités, en les aidant dans leurs recherches par exemple. La mise en place d'interventions à la demande sera aussi mise au programme, comme un atelier ou une animation. Les espaces communs pourront donc être utilisés par les volontaires pour une séance de gymnastique douce, de massage, de sophrologie ou de méditation collective. Le côté non obligatoire permettant aux résidents de découvrir chaque méthode selon leurs envies. En EHPAD on utilise de plus en plus fréquemment la thérapie animale, or ce genre d'intervention connait beaucoup de succès, y compris auprès des malades souffrant de la maladie d'Alzheimer. Il s'agit en fait de faire venir des chiens visiteurs, ou d'autres animaux habitués à la présence humaine, pour que les seniors puissent retrouver le plaisir de la connexion physique avec l'animal. Car pour beaucoup d'entre eux, à l'heure de quitter leur maison pour élire domicile en résidence seniors service, en ville, il ne sera plus toujours possible d'avoir un ou plusieurs animaux de compagnie comme dans leur vie d'avant.
Un praticien en acupuncture se déplacera à la résidence seniors pour une séance

Des intervenants spécialisés en thérapies non-médicamenteuses peuvent se déplacer à domicile pour plusieurs résidents

À la différence des EHPAD, les résidences services seniors n'ont pas de vocation médicale. Les personnes souffrant d'Alzheimer ne seront donc pas admises si une prise en charge quotidienne est nécessaire car aucune équipe de santé ne sera présente face à ce type de pathologie lourde. Les interventions doivent donc être vues comme des activités de prestations extérieures proposées à la demande et sur rendez-vous, et non pas comme un suivi de santé régulier imposé à l'établissement par la législation médico-sociale. La question des thérapies non-médicamenteuses en résidence concernera plus la venue de praticiens pour des soins à domicile. Mais pour un intervenant en médecine douce se déplacer pour plusieurs résidents sera plus intéressant que d'aller de maison en maison, selon son mode d'intervention habituel. Le fait de regrouper une série de séances permettra donc d'organiser une session de soins d'acupuncture pour plusieurs personnes à la suite, sans que les seniors aient à se déplacer, plan à la main, pour chacun trouver en ville le cabinet du professionnel.
Un intervenant d'une association peut venir parler de prévention aux résidents

Prévenir les risques d'Alzheimer, grâce à une activité cérébrale et physique régulière, animée sur place

Comme en EHPAD, une résidence services seniors disposera d'une animatrice de vie sociale embauchée au sein de l'établissement pour la mise un place du programme d'animation. Stimuler l'activité des personnes âgées à travers le jeu, la rencontre, la créativité étant en soi une facette des thérapies non-médicamenteuses. Un projet d'accompagnement autour de la musique permettra de baisser le stress et d'adoucir les nuits des résidents comme le prouvent les nombreux résultats en matière de musicothérapie. Une activité motrice régulière, et des jeux de mémoire adaptés pourront enfin stimuler le corps et le cerveau, pour limiter les risques de développement de troubles du comportement comme Alzheimer. Un senior gagnera donc à suivre les actualités concernant ce principe de thérapie douce, et d'en parler le cas échéant à l'accueil de la résidence pour obtenir des informations plus précises sur une possible intervention.

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